Montagnes Insolites

El Chalten
Le refuge sous les orgues  de Oueillarisse, P4
L\'Abérouat, construction de la route
Le refuge de l\'Abérouat sous la neige!
Le Tinergwet
Genévriers
village de Tisraouline

Présentation de la traversée

 

LES PYRENEES, « Le temps d’une traversée »

 

Paysages d’une marche en montagne sur une haute route de l’Orhy au Canigou

 

            Les photos ici présentées ont été réalisées du 23 août au 28 septembre 2015, soit en 36 jours et sont intimement liées à une marche, une itinérance montagnarde.

Elles s’inscrivent dans une unité géographique (les Pyrénées) et un temps déterminé (celui des étapes) ponctuant le « fil » de ce qui devient une traversée.

            Lumières rasantes des petits matins, plissements fuyants des mouvements de la terre, nuages boursoufflant sous les vents, chaos savamment ordonnés, courbes enlacées des pins à crochet, pierres-sculptures solitaires,  tout participe  dans cette marche à travers d’authentiques et sauvages espaces à l’insatiable quête d’une poésie naturelle et primitive.

            Partir, vagabonder, aller d’une vallée à une autre, d’un col à un autre, d’un pic à un autre…

A l’arrivée un cheminement, un itinéraire qui s’est construit, fruit d’envies et d’expériences, confrontées à la réalité du terrain,  au plaisir et à la liberté d’aller et venir au gré du temps, des brumes, du vent, de la pluie, du soleil, des paysages rencontrés, mélange improvisé et magique. Il n’existe pas « une » traversée mais « des » traversées, aucune ne peut se ressembler. 

            Mai 2015. L’envie est là, soudaine, forte, irrépressible, l’envie d’aller « aux Pyrénées »! Une traversée? Oui forcément mais par quel itinéraire ? GR10, GR11, HRP? Pas précisément, mais ces tracés mythiques nous les emprunterons et croiserons tous à un moment donné.

            Les records existent, magnifiques : 113 heures pour ceux que la rapidité intéresse, 100 jours pour un aller - retour remarquable, à toute crête frontière ou par tous les 3000 pour les plus ambitieux ou audacieux… Les pieds dans l’eau au départ et à l’arrivée pour tous !

            Et nous, que cherchons nous?

Etre en montagne, le plus haut possible! La partie « haute montagne » de la chaine nous attire plus particulièrement. C’est aussi la partie la plus intacte, la plus sauvage, la plus exigeante à marcher. Sans prétention, ni record en vue, plus simplement pour le plaisir…

Sentir et ressentir, relier de vieux rêves, des envies, des visions à une réalité, une modernité, sans refaire l’histoire. Remémorer des connaissances, revisiter des souvenirs et faire de nouveau. 200 ans de pyrénéisme, 100 ans d’histoire familiale, 50 ans d’histoire personnelle et une nouvelle expérience de vie forte et intime.

            Les excursions, escalades, camps insolites défilent comme autant de marqueurs indélébiles vissés au corps. Histoires intimes. Nous ne pourrons passer partout, mais tous ces chemins  du souvenir nous accompagneront.

            Tradition oblige, après un rapide bain dans l’Atlantique nous démarrons notre marche à Iraty au pied de l’Orhy pour l’arrêter  aux Cortalets au pied du Canigou, et retrouver la Méditerranée!

            Un découpage théorique raisonnable est programmé, organisation et ravitaillement obligent.

 

TRAVERSER LES PYRENEES : « Un regard photographique »

 

Marcher, vagabonder pour le plaisir du corps, de l’œil et du cœur !

Le temps de la marche est le temps dominant, celui de la mobilité qui donne le rythme. Rythme des pas, rythme du corps…

Le temps de l’œil est celui des perceptions, du regard, c’est le temps de l’arrêt, de l’instant qui tente l’immobilité. Il se superpose à celui de la marche, il l’accompagne. Il est pensif, curieux, songeur, alerte. Ces photographies naissent de ce va-et-vient permanent, entre ce « pas » conquérant en mouvement et cet « œil » pensif qui fixe. Ces temps-là sont ici limités.

Le temps du cœur est celui qui traverse les autres, celui des images qu’on crée, des mots qu’on cherche. C’est un temps qui accompagne, qui dure, sans fin, et se partage…

 

            Partager ces moments là avec compagnes et compagnons, frangines et frangins, amis et public, montagnards ou pas. Un temps collectif, social, indispensable.

 

Merci Mr Lassère pour l’accueil que vous me réservez dans ce endroit pour moi un peu magique, hôtel de cristal, promenade célèbre, observatoire de la pensée et de l’action de la découverte mais aussi de l’aménagement de cette montagne qui nous tient tous particulièrement à cœur.

Je remercie tout particulièrement Monsieur Moulia, qui dans un rencontre amicale ou je présentais quelques tirages a tout de suite interpellé et proposé d’exposer mon travail dans le cadre de ce qui nous réuni aujourd’hui.

 

Je remercie également  mes compères, montagnards complices qui m’ont accompagné et supporté dans ce voyage, périple à travers les Pyrénées. Nous avons partagé une histoire forte et intime et sans eux ce travail n’aurait vu le jour

 

Je voudrais enfin vous remercier tous pour votre présence ici aujourd’hui. Elle me touche particulièrement.

 

 

 

Les photos ici présentées ont été réalisées du 23 août au 28 septembre 2015, soit en 36 jours et sont intimement liées à une marche, une itinérance montagnarde.

Elles s’inscrivent dans une unité géographique (les Pyrénées) et un temps déterminé (celui des étapes) ponctuant le « fil » de ce qui devient une traversée.

 

Etre en montagne, le plus haut possible! C’est la partie « haute montagne » de la chaine nous a attirés plus particulièrement. C’est aussi la partie la plus intacte, la plus sauvage, la plus exigeante à marcher. Sans prétention, ni record en vue, plus simplement pour le plaisir…

 

Marcher, vagabonder pour le plaisir du corps, de l’œil et du cœur !

Le temps de la marche est le temps dominant, celui de la mobilité qui donne le rythme. Rythme des pas, rythme du corps…

Le temps de l’œil est celui des perceptions, du regard, c’est le temps de l’arrêt, de l’instant qui tente l’immobilité. Il se superpose à celui de la marche, il l’accompagne. Il est pensif, curieux, songeur, alerte. Ces photographies naissent de ce va-et-vient permanent, entre ce « pas » conquérant en mouvement et cet « œil » pensif qui fixe. Ces temps-là sont ici limités.

Le temps du cœur est celui qui traverse les autres, celui des images qu’on crée, des mots qu’on cherche. C’est un temps qui accompagne, qui dure, sans fin, et se partage…

 

            Partager ces moments là avec compagnes et compagnons, frangines et frangins, amis et public, montagnards ou pas. Un temps collectif, social, indispensable.